Modeste billet d'humeur
d’un junkie wallon et bruxellois
Il n’y a pas si longtemps de cela, deux ou trois ans peut-être, et plus exactement aux temps déjà incertains des gouvernements Leterme I, II, vivotait en eaux troubles un quelconque petit parti séparatiste affublé du sigle NVA…
Le NVA donc, en ces temps, se comportait comme le cycliste qui, après avoir sciemment crevé un pneu de son vélo, se serait exclamé publiquement : « Ce vieux vélo ne roule plus. C'est votre faute à vous, par votre immobilisme!... Il a besoin d’une révision approfondie ! ».
Aujourd’hui, le NVA se comporte comme ce cycliste qui, après avoir crevé sciemment l’un de ses pneus, aurait encore enfilé quelques bâtons dans les rayons des roues et se serait exclamé, devant un public de badauds de plus en plus florissant : « Voyez vous-mêmes, ce vélo ne fonctionne vraiment plus. Il faut en concevoir un tout neuf, tout différent ! ».
Voilà, résumée en image, tout l’objet de la crise belge. Il s’agit ici moins de matériel en cause que d’utilisateur déloyal.
Et c’est vrai qu’en l’absence de loyauté humaine, aucune mise en service de machinerie nouvelle ne pourra jamais régler le moindre souci de fonctionnement. Tout au plus, – restons positifs et philosophes ! - pourrait-on profiter de ces entretiens réguliers, de toute manière hautement nécessaires (évaluations, réajustements, réinitialisations diverses) pour astiquer la machine, lui rendre un peu de ses couleurs, la barder d’un antirouille, en rectifier le profil, lui ajouter le dérailleur dernière génération, la moderniser et... l’orner d’un petit gadget sympa, histoire de faire sourire. Ce serait de toute façon, là, autant de gagné au profit de tous. Sans doute. Mais, – osons nous répéter afin que tout soit clair - sans loyauté de la part de chacun, sans volonté évidente de reconnaître une erreur et de s’amender en conséquence, en fin de compte, rien ni personne ne pourra jamais solutionner le moindre problème de fonctionnement.
« Celui qui parle dans mon dos parle à mon cul ! ». Ainsi s’exprimait – et mon Dieu, avec quelle fine élégance ! – un prétendu aspirant haut représentant du pays, censé être aussi, selon le show télévisé de la VRT, l’un des « hommes les plus intelligents du monde » ! (Tandis que le pays se débattait dans la gadoue, dont il était le principal responsable, monsieur, lui, se pavanait en effet dans des jeux télévisés!).
Non, monsieur De Wever, je ne commettrai pas, en ce modeste billet d’humeur, l’outrecuidance de parler dans votre dos. Mais, de crainte de me laisser enfermer dans la logique de « votre » rhétorique, permettez-moi de ne rien dire non plus par devant vous. Sans qu'il ne prétende au degré d'intelligence supérieur qui est indiscutablement le vôtre, admettez volontiers que chacun puisse avoir l'honneur et la dignité qu'il peut...
« La Belgique, pays malade de l’Europe… » s’exclamait devant toute l’Allemagne cet homme le plus futé de la planète. Non sans avoir, au préalable, traiter les francophones de junkies.
Oui, peut-être !
Mais alors, reconnaissons aussi fort logiquement que la maladie qui accable ce pays, est aujourd’hui totalement identifiée et qu’elle a un nom : le NVA, parti radical, extrémiste, séparatiste et dont le but ultime est la constitution d’une République de Flandre (article 1 des statuts du parti).
En soi, ces idées de séparatisme et de constitution d’une République de Flandre ne constituent pas un délit et sont, à la limite, respectables. Car nous sommes en démocratie…
Cette maladie, a priori bénigne, atteint, en gros, 30% d’une frange de 60 % de la population belge. Soit, si mes calculs sont corrects à peu près 18 % de (pseudo-) belges.
Ce qui est beaucoup moins respectable par contre, et ce qui serait même plutôt répugnant, c’est que ces 18 % sèment la haine de l’autre, la division, l’égoïsme, la zizanie, bref offrent du pays un spectacle de décadence sur les scènes tant nationale qu’internationale, en tenant toute la population belge en otage, et cela, depuis plus de deux ans, et singulièrement depuis les élections de juin 2010. Il est donc pour le moins affligeant de constater qu’en démocratie, une minorité agissante peut prendre en otage une immense majorité silencieuse… On le voit, cette maladie trouve ici toute sa magnilité...
De plus, cette maladie-là, pernicieuse s'il en est, tente aussi de métastaser un parti qui lui est naïvement proche et - fort curieusement - favorable : le CD&V (avec C comme Chrétien; les tenants de cette religion apprécieront...) qui, a priori du moins, semble ne pas s’être encore rendu compte du danger qu’il encourt lui-même et surtout fait courir aux autres…
Bien sûr, toute cette partie infectée de la nation belge, prônant la destruction de l’Etat central, tentant même de s’approprier la région de Bruxelles-Capitale, joue les vierges effarouchées, les mater dolorosa, les martyres allo-bobos de ce début de XXIème siècle, dès lors qu’on a le malheur de protester un peu trop, face à ses revendications totalitaires et à ses blocages faciles.
A terme, si l’on n’y prenait garde, le cancer nommé NVA risquerait fort de ravager ni plus ni moins le pays en semant partout la haine, comme ce parti le fait de manière si experte, et en sabotant – c’est déjà le cas depuis deux ou trois ans et, singulièrement, depuis les élections de juin 2010, je me répète, je le sais! - toute initiative positive de conciliation, toute idée même de compromis. Or, aucun pays au monde ne possède la capacité de survivre sans compromis. Aucun. Cette probléma-tique, on le comprendra facilement, n’est, en effet, pas propre à la Belgique.
Peut-on espérer, un jour proche, les secours d’une équipe chirurgicale de haut niveau, issue autant que faire se peut des deux communautés principales du pays, capable d’éradiquer enfin cette tumeur « la plus maligne du monde » ? Ce serait pourtant une question de salubrité politique.
Et de rien d’autre.
Fort heureusement, la machinerie politique belge, telle qu'elle a été conçue, c'est à dire à coups de compromis plus ou moins judicieux, fonctionne assez bien. Les gouvernements des trois régions travaillent à plein régime. Et le gouvernement fédéral, condamné à ne traiter que les affaires courantes, s'en tire plutôt bien, lui aussi, allant même jusqu'à assurer, voici peu, et de manière plus qu'honorable, la présidence européenne...
L'économie du pays, victime de la crise internationale, voire mondiale, se redresse mieux que prévu et s'en sort, peu à peu, avec des résultats financiers meilleurs qu'escomptés, meilleurs même que ceux avoués par l'un ou l'autre pays voisins... Voilà qui devrait quelque peu relativiser la crise belge...
Il n'empêche qu'on ne joue pas éternellement avec le feu, sans finir par se brûler, Monsieur De Wever. Immolez-vous donc si tel est votre bon plaisir; aujourd'hui, le nationalisme est justement en manque de martyre. Mais surtout, n'immolez pas les autres. Pour "votre" cause, agissez comme un Tunisien, pas comme un membre d'Al Qaïda.
Jacques Lambert
Junkie wallon et bruxellois
Cinéaste – écrivain par ailleurs
Réaction reçue à ce billet d'humeur
de la part d'un néerlandophone
----- Message transféré ----
De : Gustaaf Pissens <g.pissens@yahoo.fr>
À : Gustaaf Pissens <g.pissens@yahoo.fr>
Envoyé le : Mer 9 février 2011, 10h 42min 50s
Objet : Martin Luther King nous (re)vient !
MARTIN LUTHER KING nous (re)vient !
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inspiré du discours à Washington prononcé par Martin Luther King ;
et librement adapté aux circonstances Belges le 07 février 2.011 par
Steve Pissens, auteur et consultant international.
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J' ai un rêve Belge.
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Je suis heureux de me joindre à vous tous aujourd'hui dans ce qui entrera dans
notre histoire comme la plus grande démonstration pour l'égalité, la liberté et
la fraternité au sein de notre Belgique.
Il y a plus de 180 années, des êtres humains rêvant d'une indépendante liberté
se sont - tous ensemble - révoltés
pour enfin se défaire du joug Hollandais, qui suivait le Français; qui suivait
l'Espagnol, et se terminait par les Allemands....
Dans un sens, nous les particuliers, faisons partie de la Nation pour payer les
plus gros chèques permanents.
Quand ceux qui nous gouvernent et devraient continuer à nous gouverner ont écrit
ces phrases magnifiques qui
forment notre Constitution, ils ont signé des promesses formelles qui
concernent tous les Belges.
Ces engagements contiennent, entre autres, que tous les Belges - oui,
Flamands comme Wallons - recevaient
garanties (inaliénables ?) ( inaltérables ?) de droits à la vie, liberté, soins
et poursuite de leur bonheur.
Il est évidemment observable que la Belgique se met en défaut de vouloir
respecter en continu cette promesse
dans la mesure où les Wallons et les Bruxellois sont privés de pouvoir honorer
cette obligation sacrée.
Une partie de la Belgique veut leur donner un mauvais chèque, retourné avec la
mention " fonds et apport insuffisants"
Mais nous refusons de croire que la Banque Nationale de notre sentiment de
justice à fait banqueroute.
Nous n'acceptons pas de devoir croire que les fonds sont insuffisants dans les
grandes perspectives d'opportunités pour
notre pays.
Et nous avons assez donné - et à donner - pour continuer à participer à la
valeur du "Cash" de ces chèques que nous
continuerons à donner sur demande pour la richesse de notre liberté et sécurité
de notre pays, incluant le spot allumé
de savoir que la Belgique est en état d'urgence maintenant.
Ce n'est pas le moment de nous engager davantage dans le luxe de laisser
refroidir ou prendre des tranquillisants dégradants.
Maintenant c'est le moment de vivre et de réaliser les vraies promesses de
démocratie.
Maintenant le moment est venu de se lever hors de l'obscurité et sa désolante
vallée ; de se séparer du racisme de certains;
d'aller tous vers la chaleur du soleil et ses rayons de bien - être.
Maintenant le temps est venu d'élever notre pays hors de sa cachette d'injustice
raciale vers les pierres bleues de la fraternité.
Maintenant il est temps de rendre justice réelle et pareille à tous les Belges.
Il serait fatal pour notre pays de continuer à vouloir ignorer l'extrême urgence
du moment.
La tiédeur du mécontentement légitime de cette partie Centrale et Sudiste de la
population ne pourra pas toujours se contenter
de subir mépris et insultes tant qu'il n'y a pas la rigoureuse récolte de
liberté, égalité et fraternité.
L'année 2011 n'est pas la fin, mais juste un nouveau départ.
Ceux qui prétendent ou espèrent que les Sudistes du pays ne savent que se
relaxer se réveilleront un jour, très étonnés de voir que le
pays est retourné aux affaires florissantes comme avant.
Il n'y aura plus de tranquillité ou total bien - être tant que tous ne gardent
ou obtiennent les mêmes droits et obligations.
La menace de mécontentement, d'obstruction, voire de révolte va continuer de
secouer les fondations du pays jusqu'à ce que la justesse et la lumière d'un
nouveau jour émergent.
Mais, j'insiste, dans ce processus indispensable pour rééquilibrer, personne ne
doit se sentir coupable, ni lésé.
Ne buvons pas la coupe d'amertume ou de frustration pour étaler notre soif de
liberté ou d'égalité.
Nous devons pour toujours nous conduire ou nous battre à un haut niveau de
dignité et de discipline.
Ne pas permettre de laisser dégénérer nos protêts créatifs dans une violence
physique.
Encore et encore nous pouvons, nous devons nous élever vers des sommets et
rencontrer force physique avec notre coeur .
La nouvelle résistance des Bruxellois et des Francophones groupés ne doit pas
mener vers la méfiance envers la plus grande partie des Néerlandophones, la
majorité silencieuse dont leur présence et appuis discrets prouvent qu'elle
réalise que nos destins sont liés. Tous ceux-là savent que leur liberté et
bien-être sont indissolublement liés aux nôtres.
Nous ne pouvons marcher tout seuls, sans devenir ridicules envers le monde
entier, voir aux yeux de nos descendants.
Et si nous marchons, engageons-nous à ne le faire que droit devant. On ne sait
et on ne veut pas faire marche arrière.
Il y a ceux qui demandent de supprimer nos droits acquis : "Quand serez-vous
satisfaits?" Jamais, tant que nous serons bafoués par d'indescriptibles
horreurs d'injustices et brutalités policières et politiciennes.
Tant que nos corps et nos esprits seront reçus au Nord comme un ghetto, vers
une étroite ouverture, comme une bouée de sauvetage qu'on nous offre comme prime
de départ.
Tant que, par étroit égoïsme, nos enfants et nous-mêmes seront continuellement
arrêtés et diminués par des signaux unilingues et inintelligents : " alleen
Vlamingen welkom".
Il y a peu encore, les touristes du monde entier s'y retrouvaient. Maintenant,
on croit voyager au pays Basque avec des signaux qui devraient être des
avertissements mais que seuls les autochtones savent lire, d'où une perte
colossale de revenus pour nous tous, commerçants de tous bords en tête.
Nous ne serons pas satisfaits, tant qu'un Bruxellois ou un Wallon ne peut pas
voter librement dans sa langue ou pour quelqu'un qui le recevra et défendra
ses droits dans sa langue aux textes compréhensibles.
Le temps des analphabètes à qui on indiquait où il fallait mettre une croix
appartient au passé.
Non, non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons pas tant que justice et
égalité ne tomberont drues comme goûtes d'eau
pour se mêler et couler vers une puissant cours d'eau.
Je ne suis pas ignorant au point de ne pas savoir que parmi vous, certains ont
souffert dans leur chair et sortent ou pataugent dans des tribulations graves.
Certains vivent dans des régions où leur droit à la liberté d'expression et de se
mouvoir est ligoté,
maltraité et persécuté par les mauvais vents de brutalités policières et
politiciennes, avides d'engrenages et de pouvoir mesquin.
Vous serez les vétérans de souffrance créative.
Continuez à travailler avec la foi en sachant qu'une souffrance injustifiée est
rédemptrice et souvent temporaire.
Revenez et faites vos achats uniquement dans les quartiers accueillants - des
commerçants intelligents y existent - et sachez que d'une manière ou d'une autre
cette situation - désagréable et étroite d'esprit - peut et devra être changée.
Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, malgré cette attitude méprisante et
médiocre, provoquant difficultés et anéantissements
du moment - y compris chez ceux qui ont cru punir - j'ai toujours mon rêve.
C'est un beau rêve, profondément ancré chez tous les Belges.
J'ai un rêve qui me poursuit depuis toujours que notre Nation montera vers un
niveau enviable dans une communion de foi,
partant du fait que tous les hommes naissent égaux et le resteront tant qu'ils
ne provoquent pas leur propre déchéance.
J'ai un rêve qu'un jour les descendants des victimes de leur mauvaise
prononciation de "schild en vriend " et les petits fils de leurs bourreaux
pourront s'asseoir à une même table de confraternité pour construire ensemble
notre monde de demain et d'après-demain.
J'ai un rêve qu'un jour les fils des métallurgistes passeront leurs vacances
dans le plat pays du Limbourg, étouffant - par leur chaleur et joie Latine de
vivre - les injustices et les libertés étouffées.
J'ai un rêve que mes quatre jeunes enfants vivront dans une Nation heureuse où
ils ne seront pas jugés sur les langues qu'ils parleront mais sur les actes
positifs qu'ils accompliront.
J'ai ce rêve aujourd'hui.
J'ai un rêve qu'un jour l'homme qui a sciemment ou involontairement mis le pays
au bord du chaos, se reprendra et fera en
sorte que demain - à nouveau - les petits garçons aux yeux bleus et boucles
blondes et les petites filles aux longs cheveux noirs
et au regard marron, pétillants de malice se promèneront et joueront comme
frères et soeurs.
J'ai ce rêve aujourd'hui.
J'ai un rêve qu'un jour de chaque endroit de notre petit pays, plages au sable
blanc, collines aux couleurs vertes, et même
des endroits tordus rendus droits - car souvent la misère y règne
actuellement - s'élèveront des joyeux cris de bonheur.
C'est notre espoir. C'est la foi que j'ai en moi en me déplaçant du Sud au Nord.
Avec cette foi nous transformerons les discordes cliquetantes de nos
mesquineries en feux de joie et bonne entente. Nous travaillerons à nouveau tous
ensemble,
suivant nos envies et nos passions, peu importe si on est né dans une clinique
de Bruxelles ou un hôpital à Halle.
Ce sera un grand jour quand la merveilleuse petite Belgique chantera les
couplets de son hymne national dans ses langues
nationales, peu importe si on commence timidement en français et qu'on finit avec
un ensemble avec un coeur gros comme ça en Néerlandais.
Et si la Belgique veut rester ou redevenir une grande Nation, admirée et respectée
par tous, c'est comme cela que ça doit
obligatoirement être.
Notre diversité fait notre richesse, notre séparatisme ne peut que faire
rigoler.
Nul sot ne fera apprendre à un Anglophone ou un Scandinave qu'il doit pouvoir
parler Néerlandais pour pouvoir mettre ses pieds dans la mer à Blankenberge ou
pour être autorisé à visiter l'Yser.
Nul commerçant ne peut se passer impunément des touristes du monde entier pour le
simple fait qu'ils se sentent perdus dans l'un ou l'autre hameau où les
habitants retourneraient au Moyen Âge ou à l'époque du Gulden Sporenslag.
Laissons la liberté s'exprimer et faisons commerce diversifié, multi -
culturel, Latin, Germanique ou Hispanique, enrichissons nos belles régions et
nos connaissances....et , ipso facto, nos portefeuilles.
Bannissons tout égoïsme, tout appât d'un petit pouvoir régional, toute graine
dictatoriale.
Continuons à être digne d'être vus et admirés par un mérité : " De tous les
peuples de la Gaule, les Belges sont les plus courageux........" , César dixit
déjà et ensuite confirmé par notre bannière :" Eendracht maakt macht !" , " l'
Union fait la force"
que personne de censé ne peut contredire sérieusement. Dont acte.
g.pissens@yahoo.fr
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